Thérapie individuelle et groupe (adultes & adolescent.e.s). Pas de thérapie de couple. Les rendez-vous annulés moins de 48h à l'avance sont considérés comme dus. Le cabinet ne dispose pas de salle d'attente, il n'est pas nécessaire de vous présenter en avance.
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9 rue vauban
Cabinet de thérapies RDC FOND
33000 Bordeaux
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Je suis psychopraticienne au centre de Bordeaux, j'accompagne en psychothérapie par une méthode qui invite à l'expression des émotions.
Mise au point par le Dr Etienne Jalenques, psychiatre, la dynamique émotionnelle exprimée est une méthode psycho-corporelle qui se situe dans le courant de la psychologie humaniste. Par la libération des émotions, elle favorise le changement de structure psychique, l'élaboration de la compréhension de soi, et permet de renouer avec tout ce que l'on ressent, y compris le positif, pour se sentir plus pleinement vivant et retrouver la joie d'exister, le bonheur d'être soi. J'ajoute à cette démarche les outils de la sophrologie, qui donne des clés pratiques de mieux-être que chacun peut pratiquer en autonomie, pour mieux accueillir le présent.
La dynamique émotionnelle part du principe que le bonheur est possible sans condition : être qui on est, c'est suffisant pour aller bien, pour être heureux. Le thérapeute fait aussi avec qui il est : on ne travaille pas en posture de neutralité, mais de façon très investie. Je vis l'accompagnement avec mes émotions, elles sont utiles à la séance, parfois aidantes. Je ne cherche pas à renier ou à minimiser ce qui se passe pour moi, si je me sens impuissante ou triste : je le dis. C'est une grande liberté qui montre aussi à l'autre qu'il peut s'y autoriser. A la fin des séances, on se sent en général plus léger et plus plein à la fois... Ça remet du soi en soi, et en même temps ça crée des espaces.
Durant les premières séances on parle beaucoup, je pose de nombreuses questions et je réponds à celles que l'on m'adresse pour éclairer le fonctionnement de la méthode, son cadre. Exprimer l'émotion, c'est la vivre, et c'est ce qui met en mouvement la dynamique psychique ! Pour cela, la "mantra-thérapie" en est l'un des outils principaux. Dans le récit de la personne, je capte des mots signifiants, des expressions, des lapsus qui lui sont propres, et je l'invite à les répéter en me les adressant : l'état change, l'émotion se réveille. Soudain on déconnecte le mental, l'intellectualisation, et on vit les choses. En arrêtant d'essayer de comprendre pour vivre ce qui se passe, l'évolution devient possible, on apprend à être vivant.
On observe ensuite d'une séance à l'autre ce qui se passe dans la vie, on démarre chaque échange en parlant du présent. J'observe, j'écoute, et je propose : un mantra, puis une association d'idées, de sentiments... Les choses évoluent pendant la séance, on découvre que certaines émotions font écran à d'autres. Dans ce premier temps on n'analyse pas, on ressent.
Par la suite, on se pose physiquement, notamment sur la respiration, pour retrouver le calme. En fin de séance, le temps est venu d'élaborer à partir de ce qui vient d'être vécu. On s'interroge sur le sens que ça prend dans l'histoire de la personne, et des souvenirs peuvent revenir. On finit toujours les séances sur une émotion porteuse : la joie, l'amour, la gratitude, la confiance... Si c'est une émotion moins porteuse qui est présente, on pourra dire "je suis toujours triste, c'est là, mais je suis bien", et c'est ça, être vivant.
Les indications sont les mêmes que pour toute psychothérapie. Qu'est ce qui bloque en moi, qu'est ce qui éloigne le bonheur ? Je ne reçois pas les enfants, mais les adolescents à partir de 15-16 ans, les jeunes adultes et adultes. Il faut avant tout en avoir envie. Je rencontre des personnes qui ont du mal à ressentir leurs émotions, pour qui la vie manque de saveur - ils ont parfois subi des traumatismes, se sont verrouillés émotionnellement, et leur vie est désenchantée. Je rencontre aussi des personnes qui se sentent débordées par leurs émotions et souhaitent apprendre à les gérer. Je suis formée en psychopathologie pour accueillir l'anxiété, la dépression, les phobies, les crises d'angoisse, les deuils, les difficultés relationnelles de toutes sortes. Je renvoie vers un psychiatre ou d'autres professionnels si la psychothérapie n'est pas suffisante.
Avec les personnes volontaires je peux proposer des séances de groupe, un outil d'évolution très puissant. Une personne suivie en individuel peut s'y joindre, c'est une démarche complémentaire. Le groupe crée une caisse de résonance, une expérience d'humanité profonde. Sans forcément se reconnaître dans les histoires des autres, on se reconnaît dans notre humanité, car l'émotion est universelle : chacun sait ce qu'est la tristesse, la honte... La parole de l'autre réveille notre vécu de la même émotion dans notre histoire. Le groupe peut intimider, mais il s'y crée une grande sécurité quand chacun s'engage à la confidentialité : cela peut permettre d'oser exprimer des choses que l'on contient dans la vie, par exemple pour expérimenter le conflit. On peut s'y réconforter aussi, ressentir des émotions très agréables ! Des choses qui ont du mal à émerger dans le face à face en séance individuelle feront surface souvent plus facilement, et ainsi mon accompagnement peut aller plus loin.
J'ai fait des études de droit, très carrées et sécurisantes, mais la psychologie a toujours été un centre d'intérêt et une interrogation pour moi. En travaillant en audit interne, j'ai découvert que j'adorais écouter les gens, et que je m'écartais naturellement de la méthodologie pour permettre aux personnes de parler, de se raconter... Suite à une réorganisation, j'ai saisi l'opportunité de changer de voie, d'explorer la possibilité de devenir psychothérapeute. J'ai rencontré l'un des fondateurs de la dynamique émotionnelle, Jean Paul Austruy également psychiatre, qui m'a invitée à l'expérimenter : j'ai rejoint un groupe, et cette expérience m'a bouleversée. C'était évident, d'une humanité immense... J'ai immédiatement compris pourquoi, pour devenir psy, il fallait que je m'engage dans ma propre psychothérapie. J'ai choisi de la mener en dynamique émotionnelle, pour vivre pleinement ce que j'allais apprendre. Pour moi les émotions étaient une chose abstraite : j'ai appris à les ressentir, et je me suis sentie vivre, exister, pas seulement dans le débordement, mais aussi dans la satisfaction d'être vivant, sensible.
La formation dure 3 années, en cours du soir et les week-ends, auxquels s'ajoutent les séances personnelles et les stages. J'ai eu la grande chance de pouvoir pratiquer en Centre Médico-psychologique une journée par semaine durant 6 mois, auprès de personnes atteintes de pathologies lourdes. Cela m'a permis d'apprendre à accueillir la maladie, à collaborer avec des personnels médicaux, et à savoir repérer dans ma pratique les pathologies qui nécessitent des suivis psychiatriques spécifiques. Quand on est thérapeute, une telle expérience aide aussi à travailler sur l'impuissance : on ne sauvera pas le monde...
J'ai développé peu à peu ma clientèle à Paris à partir de 2018, puis rejoins Bordeaux fin 2020.
Je me suis, depuis, formée en sophrologie, en méditation pleine conscience et prochainement en respiration holotropique. Je vois ces approches comme une continuation et un complément car elles sont "pratico-pratique", elles donnent des outils qui se transmettent, des clés d'autonomie et de mieux être. Je les intègre dans mon cadre et ma démarche et c'est pour cela que j'estime avoir une approche intégrative de la psychothérapie.
Je suis supervisée tous les 3 mois en groupe à Paris, et tous les mois individuellement à Bordeaux. J'appartiens également à des groupes d'intervision, c'est à dire de partage et d'échange de pratiques entre pairs, qui ont lieu tous les mois.
La psychothérapie est un engagement personnel dans lequel on s'accorde du temps : au fil des séances, ça bouge en soi, et il faut laisser le psychisme se déployer à son propre rythme. La dynamique émotionnelle fait plutôt partie des "thérapies brèves", qui ne dépassent pas une année en général, mais la durée dépendra avant tout de la ou les problématique(s) qui émergent. Ça peut être progressif et plus long, on peut continuer pour le plaisir de se développer, cela dépend de chacun !
Lorsqu'on se rencontre, on fait d'abord connaissance : il n'est pas obligatoire de poursuivre ensemble, on peut se laisser du temps pour voir si le courant passe, si le cadre est adapté.
Dans un premier temps, on se voit une fois par semaine, pour installer la confiance. Ensuite on ajuste, selon les possibilités : tous les 15 jours, c'est une bonne moyenne. Il est possible de pratiquer les séances en visio, si la personne a envie de ce type de dispositif et dispose d'une pièce calme, un endroit intime : ça peut fonctionner tout aussi bien !
En tant que thérapeute je m'émerveille souvent de la puissance de ce qui se produit : le visage des personnes change... On revient au vécu, pour arrêter de se nier, s'autoriser à accueillir tout ce qui se passe pour soi sans le juger, remettre de l'amour, de l'amour de soi... C'est l'amour qui est réparateur.
Je limite le groupe à 6 participant.e.s, et une séance peut durer jusqu'à 3h. La parole est à la demande, ce qui permet de se sentir libre, de parler quand on ressent l'envie de parler. On part de l'actualité de chacun.e, pour que chacun.e prenne la parole à son tour, de manière assez équitable.
Je peux proposer un peu de relaxation, un exercice pour introduire la parole, par exemple de poser une intention anonyme sur un papier. Dès qu'une première personne parle, ça fait écho, ça oriente, la parole commence à circuler. Si des thèmes se dégagent, il viennent du vivant, du vécu, du présent.
La mantra thérapie reste un angle de travail : on adresse alors sa phrase à chacun.e, ce qui crée une multiplicité de transferts, mais on n'entre pas en discussion, et on ne pose pas de question. Chacun parle de soi et pour soi, et en exprimant un ressenti, et non ses idées ou ses opinions. C'est toujours un moment touchant, qui fait écho humainement et nous conduit vers plus d'amour.
Le Docteur Etienne Jalenques a longuement étudié aux Etats Unis auprès de personnes en dépendance. Il était issu de l'école psychanalytique française, mais en faisant le constat que l'échange verbal n'était pas suffisant pour aider dans certains cas, il s'est intéressé à la psychologie humaniste et aux thérapies émergentes dans les années 60, notamment au cri primal, à l'analyse transactionnelle, à la gestalt, au dialogue intérieur, et a mis en oeuvre ces outils sans sa pratique.
C'est par l'expérimentation, notamment à l'hôpital Sainte Anne à Paris, qu'il a étayé sa démarche pour mettre en place une méthode unifiée. J'invite à lire son premier livre "La thérapie du bonheur", qui explique et éclaire son cheminement, à l'écouter sur Youtube ou à visionner le documentaire "On est pas des parents formidables mais on peut essayer" qui permet de voir comment se passent les séances dans l'avancée en thérapie avec 4 personnes différentes.